Définir le périmètre de l’audit
J’ai mené un test interne en boîte grise sur un contrôleur de domaine, un serveur de fichiers et un poste Windows dans un environnement de formation. J’ai consigné la découverte des hôtes et services avec Nmap, l’énumération LDAP et SMB, les essais d’accès authentifié et les déplacements rendus possibles par les droits trouvés. J’ai structuré mon rapport autour des preuves obtenues et de leurs conséquences sur le domaine.
Relier les paramètres aux risques
J’ai relevé une signature SMB exigée sur le contrôleur de domaine, mais pas sur le serveur de fichiers ni sur le poste. J’ai aussi identifié une politique de mot de passe permissive, des secrets dans des partages, scripts et attributs d’annuaire, et des comptes de service dotés de SPN. Le SPN associe le service à son compte et permet de demander un ticket Kerberos dont une partie est chiffrée avec une clé liée au secret de ce compte. Les éléments extraits permettent des essais de mot de passe hors ligne lors du Kerberoasting ; la robustesse du secret de service est donc déterminante. J’ai également relevé une délégation non contrainte sur le contrôleur, en la distinguant du chemin principal que j’ai démontré.
Suivre la chaîne de droits
J’ai obtenu un premier accès avec des mots de passe faibles, puis suivi les droits disponibles à chaque étape. Un compte administrateur local du poste m’a permis d’accéder à des secrets DPAPI du profil ; le compte ainsi trouvé disposait de droits d’administration sur le serveur de fichiers. Cet accès privilégié a ensuite permis l’examen de la mémoire LSASS, où WDigest exposait un secret d’administrateur du domaine en clair. J’ai aussi documenté une voie par Kerberoasting de comptes de service. J’ai terminé la démonstration par la création d’un compte privilégié dans le domaine du laboratoire.
Prioriser les corrections
J’ai synthétisé douze vulnérabilités et préparé un plan d’action. À court terme, j’ai proposé de révoquer les accès compromis, durcir les mots de passe, retirer la délégation non contrainte, désactiver WDigest, protéger LSASS et utiliser Credential Guard lorsque compatible. Pour les comptes de service, j’ai recommandé des secrets longs ou des gMSA ; pour les partages et attributs AD, le retrait des secrets et la restriction des droits ; pour SMB, une exigence de signature sur les hôtes concernés. À plus long terme, j’ai prévu des comptes d’administration séparés par niveau, une segmentation réseau et des journaux corrélés. Mon audit établit les constats et l’ordre des actions proposées dans ce laboratoire ; il ne comprend pas leur application ni un retest après correction.